Une chose est certaine, notre peuple ne se laisse pas tomber. Chaque Québécoise et Québécois constitue une fibre précieuse qui forme ce tissage réconfortant, cette culture unique et colorée qui rayonne sur les cinq continents. Une des forces du Québec, c’est qu’il possède une culture largement métissée. Cette culture est vivante et diversifiée et elle a le pouvoir de se renouveler grâce, entre autres, à la contribution des nouveaux arrivants et à l’apport des peuples des Premières Nations.
Notre sang est superbement mêlé par des millions d’histoires d’amour depuis plus de 400 ans et les nouveaux venus sont devenus les Québécois d’aujourd’hui et de demain. Comme disait Loco Locass « Que tu sois de Métis près du St-Laurent, ou que t’aies du sang 100% métis, en dépit des marées, de la neige et du vent, les Québécois s’unissent sous la fleur de lys ». De nos grands-mères qui tissaient, une maille à la fois, pour nous confectionner une jolie couverture bien chaude aux « kokomis » de la Nation algonquine qui fabriquaient des mocassins pour protéger les pieds des petits et grands, notre peuple a su se construire une identité propre, une identité qui nous ressemble, qui nous unit, afin de créer un grand tissage bien serré.
Madame Louise Portal a magnifiquement su mettre en mots cette thématique, collée sur la situation sanitaire, qui a forcé le Québec à se serrer les coudes !
Célébrée depuis maintenant 187 ans, la Fête est une commémoration nationale, une fête d’État, mettant en valeur notre identité, notre culture et notre fierté. Elle est rassembleuse, présente dans toutes les régions du Québec et ouverte à toutes les sphères de la population. Si les 23 et 24 juin, les Québécois.es fêtent assurément leur fierté et leur sentiment d’appartenance, cette célébration se doit d’avoir un fil conducteur pour exprimer cet amour-propre qui les unit. Un thème annuel permet à la Fête de se renouveler, de changer un message qui pourrait sans contredit s’avérer redondant avec les années. À cet effet, il a déjà été expérimenté par le passé de procéder avec une thématique générique proposée sur trois éditions; après trois ans, le fil conducteur s’était usé et les communications peinaient à se régénérer. Une thématique plus spécifique permet de mettre en valeur un aspect précis de fierté, sans pour autant dénaturer un message national.